Team Building : 4 principes pour un meilleur esprit d’équipe

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Il y a quelques semaines à peine, le Président d’une société avec laquelle Halifax intervient depuis maintenant de nombreuses années m’interpelle…
– Bon Nicolas, j’aimerais que tu interviennes dans notre convention annuelle.
– Ok, sur quel sujet ?
– Sur l’esprit d’équipe, sur les méthodes pour mieux travailler ensemble. Tu sais faire ? Tu vas nous faire un truc sympa. Allez à toi de jouer…
Voilà, ça fait des années que ça dure et c’est toujours avec plaisir que je retrouve les 200 collaborateurs de cette entreprise, pour partager avec eux quelques idées toujours liées au plaisir au travail. Il y règne un microclimat de bienveillance incroyable et les dirigeants on réussi à lier performance et plaisir de travailler ensemble.
A chaque fois le challenge est le même. Faire court mais qu’on s’en souvienne !
Eh bien cette année nous nous sommes encore bien amusés. Je vous passe les détails du cœur de l’intervention et je ne vous livrerai dans cet article que sa conclusion.  Et oui dans toute intervention en mode « conférence » il faut une conclusion qui fasse réfléchir. Cette fois, j’ai choisi de la faire en faisant le rapport entre les 4 accords Toltèques décrit par Don Miguel Ruiz et le travail en équipe.
Si vous n’avez jamais lu ce célèbre petit ouvrage de développement personnel, voici ses références : Les quatre accords toltèques : La voie de la liberté personnelle


Après une introduction qui présente les Toltèques et les Naguals, l’auteur aborde rapidement les 4 Accords, qui sont 4 conseils, 4 préceptes  à mettre en œuvre le plus souvent possible. Vous allez voir, les préceptes sont très simples, tellement évidents…  Essayez donc de les mettre en œuvre.  Vous verrez qu’il faut une belle discipline.  Mais, quand on y arrive, ça fait du bien ! Et si tout le monde le fait dans l’équipe, c’est le collectif qui s’en porte mieux.
Voici ces 4 accords, avec quelques idées clés qui les sous-tendent.
 

 


L’auteur nous dit :
Avoir une parole impeccable, c’est faire bon usage de son énergie. La médisance est la pire magie noire, parce que c’est du poison pur. Pour celui qui en est la cible (le poids de quelques mots désobligeants peut être très lourd et affecter quelqu’un durablement), mais surtout pour celui qui l’émet (car l’effet boomerang est systématique).
La médisance est devenue la principale forme de communication de la société humaine. C’est la façon dont on se sent proche les uns des autres, parce qu’on se sent mieux lorsqu’on voit quelqu’un se sentir aussi mal que soi. La misère aime la compagnie.
Avoir une parole impeccable consiste donc à se servir de l’impact des mots, de la parole, de façon appropriée. Il s’agit de parler (et de se parler) positivement, avec intégrité,  avec bienveillance et avec pour objectif de casser les petits accords qui nous font souffrir, pas les amplifier.
En fait, si je reformule dans des mots moins ésotériques que les siens, c’est à la fois simple et exigeant.
Se plaindre, dire du mal, tout ça c’est tellement commun…
Avoir une parole impeccable c’est tout simplement parler aux autres comme nous aimons qu’on nous parle.   Je répète : Réfléchissez à la façon dont vous appréciez qu’on vous parle…. Et faites en autant. Vous allez voir que tout le monde s’en portera mieux.
C’est vrai dans la vie de tous les jours, c’est vrai (et c’est très recommandé lorsqu’on parle à un client) et évidemment c’est extrêmement bénéfique au travail en équipe.
 

 


L’auteur nous dit : Vous faites une affaire personnelle de ce qui vous est dit, parce que vous y donnez votre accord. Même lorsqu’une situation paraît très personnelle, cela n’a rien à voir avec nous.
Là si je résume avec mes mots et de façon peut être de façon plus directe, le message clé est : attention aux pièges de l’égo.
Parfois on nous demande quelque chose, et parce qu’on le prend pour soi, on le perçoit comme une pique, une attaque

  • En management par exemple, on sait bien que les managers sur-réagissent parfois à une remarque d’un collaborateur qui n’était qu’une remarque sans importance
  • Inversement des collaborateurs vont prendre ombrage, se vexer pour une phrase, juste une phrase qui avait dans la bouche du manager beaucoup moins d’importance que ce que l’égo du destinataire en a fait.

Donc décider en équipe de ne pas faire une affaire personnelle des échanges normaux, voire « virils » lorsque la tension de l’activité est là est certainement une bonne résolution pour favoriser la confiance et le travail en équipe.
 

 


L’auteur nous dit :
Il vaut mieux poser des questions que de faire des suppositions. Dans chaque relation on peut se laisser aller à supposer ce que les autres savent de ce que nous pensons sans avoir à formuler nos besoins. Nous supposons qu’ils vont faire exactement ce que nous voulons parce qu’ils nous connaissent bien. Et s’ils ne le font pas nous sommes blessés.
Les gens nous disent une chose : nous faisons des suppositions sur ce que sont leurs motivations. Ils ne nous disent rien? Nous faisons d’autres suppositions. Même lorsque nous entendons quelque chose que nous ne comprenons pas, nous faisons des suppositions sur ce que cela signifie, puis nous les croyons.  Nous ne cessons de supposer parce que nous n’avons pas le courage de poser des questions.
Voilà donc un « scoop »: Le meilleur moyen de ne pas faire de suppositions est de poser des questions.
Là encore, avouons que le principe est simple, voire simpliste. Alors pourquoi ne pas l’appliquer plus souvent  au sein de son équipe. Moins de lecture de pensée abusive = plus de sérénité collective.

 


Et l’auteur conclut son ouvrage avec l’accord qui rend les autres possibles. Toujours faire de son mieux. Quelles que soient les circonstances de votre vie, que vous soyez fatigué ou malade, si vous faites toujours de votre mieux, il vous est impossible de vous culpabiliser.
Les trois premiers accords toltèques ne fonctionnent que si vous faites de votre mieux.  Ne vous attendez pas à toujours vous exprimer avec une parole impeccable, mais faites de votre mieux.  N’imaginez pas que vous ne prendrez plus jamais rien personnellement, faites seulement de votre mieux. Ne croyez pas que vous ne ferez plus jamais la moindre supposition, mais vous pouvez parfaitement faire de votre mieux.
Faire de son mieux, dans tout ce que nous vivons est une excellente habitude. C’est une forme de croyance positive que de faire de chaque chose un rituel, une occasion de la faire le mieux possible. Que ce soit prendre une douche, dormir, faire du sport ou travailler sur un dossier difficile.
Et si nous revenons sur le sujet du travail en équipe, je pense que faire de son mieux est quelque chose d’intime, de personnel. Il ne s’agit pas de s’étalonner par rapport à une norme, par rapport aux autres, il s’agit juste de faire de son mieux dans chaque interaction. Quand je participe à une réunion, je suis le seul à pouvoir savoir si j’ai vraiment fait de mon mieux pour apporter une contribution. Quand je prépare une réunion c’est aussi à moi de savoir si oui ou non j’ai fait de mon mieux. Quand je participe à la poursuite des objectifs collectifs, là aussi, c’est moi qui peux savoir si je fais vraiment de mon mieux ou pas.
Faire de son mieux signifie s’impliquer de la meilleure façon possible parce que nous en avons envie, et non pas parce que nous en attendons une récompense.  La plupart des gens font exactement l’inverse. Ils  n’agissent que lorsqu’ils espèrent une récompense, ne prenant aucun plaisir à ce qu’ils font. Ils ne font donc pas de leur mieux.
 
Voilà, j’espère que vous aurez apprécié cette relecture des 4 accords Toltèques.
C’est vrai que j’ai un peu interprété au profit du sujet du travail en équipe mais avouez que c’était tentant parce que…
Si chacun fait de son mieux, en parlant à l’autre de façon respectueuse, sans faire de suppositions hâtives, ni jamais prendre quoi que ce soit de façon personnelle…. C’est rudement difficile de ne pas avoir un esprit d’équipe au top pour stimuler la performance individuelle et collective !
 
Allez Bon business à vous !
Nicolas Caron
© Halifax Consulting


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