7 fausses bonnes raisons pour échouer dans la vente !

collectif Publié par Collectif

7 fausses bonnes raisons pour échouer dans la vente
Les temps sont durs, les marchés difficiles à obtenir, les clients pas toujours sympas… Bref, de nombreux obstacles se dressent sur la route du jeune vendeur qui pourrait y perdre son ambition et choisir une autre trajectoire professionnelle.
C’est en pensant à ce vendeur, à ce conseiller, à cet ingénieur commercial, à ce KAM, bref quel que soit son titre, à cet Homo-Comercialus que j’ai tenté de répondre aux « coups de mou » temporaires et/ou aux questions légitimes que certains peuvent se poser sur ce métier.
Puissent ces quelques lignes les remettre sur  la bonne voie.

1. Au début ça m’amusait, mais à la longue ça m’ennuie

La vente c'est ennuyeux
C’est vrai, on peut voir ça comme ça.
Mais quel métier ne devient pas ennuyeux ?
Quelle que soit son activité, si elle est utile, il y a de grandes chances qu’il faille la répéter encore et encore.  Donc estimez-vous heureux de faire quelque chose d’utile.
Ensuite, si ce premier message ne vous suffit pas, allez donc feuilletez ce petit ouvrage Fish! . Quelques dizaines de pages, une heure de lecture maximum et vous aurez fait le plein d’énergie pour retrouver l’envie. Le message clé est le suivant : Si on admet que tout travail peut être monotone, on peut aussi admettre que tout travail peut être accompli avec énergie et enthousiasme. C’est aussi (surtout) une question de choix.

On peut toujours choisir la façon d’exercer son métier, quel qu’il soit.

2. Je ne suis pas assez payé

La vente ce n'est pas assez payé
C’est vrai, il ne faut jamais tolérer les injustices.
Maintenant, posez-vous la question de la poule ou de l’œuf.  Ce métier à cela de formidable, c’est que tout est permis pour « exploser les standards » et que les bons commerciaux sont une denrée rare. Alors, si vous pensez que vos performances sont à ce point excellentes qu’elles méritent une meilleure rétribution et que votre entreprise ne le comprend pas, alors vous n’aurez pas de mal à trouver du travail ailleurs et faire cesser cette injustice
Par contre si vous attendez que votre entreprise commence pas vous payer davantage pour lui apporter ensuite davantage de valeur ajoutée, alors il faut doucement, pas trop brusquement, mais sûrement quand même, vous réveiller.  Eh oui, ce n’est plus comme cela que les choses fonctionnent. Aujourd’hui, rares sont les entreprises qui vont accepter de payer pour voir. C’est malheureusement à vous de montrer votre impact, votre valeur ajoutée, votre contribution et nul doute qu’elle sera reconnue.  Si ce n’est pas dans votre entreprise actuelle ce sera dans une autre, car nombreuses sont celles qui adoreront vous recruter si vous êtes vraiment performant.

 Dans les métiers de la vente,

la recette pour être reconnu est simple :

Vendre !


 …

3. Mon boss ne me motive pas

Mon patron ne me motive pas assez

Ah bon ?
Et votre boss, qui le motive ? Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question ? Est-ce que travailler avec quelqu’un qu’il faut toujours « motiver » le motive ?
Est-ce que lui-même reçoit tous les jours des marques d’encouragement de ses propres patrons ?
La sagesse populaire rappelle : « On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même ».  C’est tout le sens des de la Théorie de l’auto-détermination évoquée dans un récent article du grand blog de la vente. C’est évidement avant tout au fond de soi que l’on trouve les clés les plus efficaces de sa motivation. Comment peux-t-on raisonnablement mettre entre les mains de quelqu’un d’autre ce qui est le sel de notre vie professionnelle.  Nous passons tous une grosse partie de notre vie à travailler et quoi de plus terrible que de se dire que c’est quelqu’un d’autre qui doit nous « motiver » à le faire.
Bien sûr, si votre patron vous démotive alors une discussion avec lui s’impose. Mais si vous attendez qu’il vous motive pour trouver du sens à votre métier, alors vous pouvez attendre encore longtemps. Et pendant que vous attendez, l’horloge tourne…

Motiver n’est pas un verbe transitif

4. Je suis débordé, je n’arrive pas à tout faire

je suis débordé
Alors là,  j’adore ce sujet.
Les lecteurs réguliers du blog savent qu’une de mes expressions favorites est : « les meilleurs sont souvent ceux qui font ce que les autres n’ont pas le temps de faire… ».
En effet, quelles que soient les populations on observe toujours que certains arrivent à en faire plus que les autres. Certains vous diront qu’ils ne sont pas des machines (et fort de cet alibi passeront des heures à faire des choses inutiles et stériles tant pour leur vie pro que perso) et d’autres préfèreront faire de chaque moment quelque chose de positif, d’utile, d’amusant que ce soit pour leur efficacité professionnelle ou leur plaisir personnel.
Attention, il ne s’agit pas de dire qu’il faut travailler sans cesse. Il s’agit  surtout de faire la chasse à l’inutile, tout ce qui n’apporte rien et qui consomme votre ressource la plus rare, votre temps. Tiens, juste comme ça, selon la société Médiamétrie , en 2011, les foyers français ont passé pas moins de 3h47 par jour devant leur écran de TV. Je vous laisse imaginer ce qu’on peut faire en 3H47 tous les jours …

Si vous n’avez pas le temps de faire les choses importantes,

cessez de faire celles qui ne le sont pas ! 

5. C’est la crise, le business est difficile

Vendre en temps de crise
C’est vrai, en ce moment c’est dur.
Mais, dites moi :

  • Quel est votre exploit sportif dont vous vous souvenez le plus ?
  • Quelle est votre plus grande satisfaction professionnelle ?

Je suis prêt à parier que dans les deux cas votre réponse correspond à des expériences qui ont été vécues dans l’adversité, dans la difficulté, qui n’ont pas été simples à réussir. Pourquoi ? parce que la nature humaine est ainsi faite, qu’elle attache plus d’importance à ce qui est obtenu avec effort.
Vous voyez où je veux en venir ?
Réussir à faire du business dans une période difficile, sortir du lot quand beaucoup abandonnent devrait être une source de motivation supplémentaire, un challenge stimulant. De toutes façons votre boss, votre organisation, tout le monde sait que c’est plus dur. La seule variable est votre engagement à faire de votre mieux malgré tout. Et la bonne nouvelle est que ceux qui réussissent maintenant seront sans doute capables de réussir longtemps dans ce métier.  Et puis vous pouvez aussi vous dire que pour les autres métiers, la situation n’est pas plus réjouissante. Vous êtes juste les mieux placé pour essayer de changer les choses.

Quel que soit le climat des affaires, 

tout commence toujours avec une vente

 

6. Les clients sont vraiment devenus difficiles

les clients sont difficiles
C’est vrai.
Il y a aujourd’hui des comportements qui sont « limites ».  Il y a des pratiques d’achat, des façons de traiter les fournisseurs qui peuvent conduire directement à la « case dépression » si on les encaisse  à titre personnel et si on ne prend pas un peu de recul.
Mais est-ce vraiment nouveau ?
Depuis que ce métier existe, une chose immuable persiste, c’est qu’on ne gagne pas à tous les coups. Parfois la réussite est au RDV, parfois non.  C’est comme ça, le commercial doit apprendre à apprivoiser l’échec et juste faire en sorte de gagner régulièrement des affaires et oublier les affaires perdues.
Alors c’est vrai aujourd’hui la pression sur les acheteurs est telle que parfois leur comportement, leur façon d’être sont détestables et à l’échec de l’affaire perdue s’ajoute le sentiment de s’être fait manipuler, maltraiter, dévaloriser.  Mais dois-t-on abandonner tous les côtés positifs de ce métier à cause de certains spécimens mal éduqués ?  Là aussi c’est une décision éminemment personnelle que d’être affecté par des interlocuteurs « Toxiques ». Une autre décision peut être par exemple de décider de leur faire croire que vous êtes affecté alors qu’il n’en n’est rien.  Ou alors de passer systématiquement un coup de fil à un client « normal » après un contact avec un client « toxique » juste histoire de gommer l’inutile. Ou enfin, pour les plus résistants, se fixer comme challenge de vendre plus et plus chers à ceux qui vous traitent mal…

Jouer avec l’adversité

est une bonne façon de l’apprivoiser.

7. La vente n’est pas un métier très valorisant

La vente ce n'est pas très valorisant
C’est vrai, surtout aux yeux de ceux qui font autre chose !
Évidemment,  la vraie question n’est pas de savoir ce que les autres en pensent, mais ce que vous, vous en pensez.
Soit vous aimez votre job, soit ce n’est pas le cas.  Par contre si vous vous préoccupez de ce que les autres pensent de vous, alors vous les laisser choisir à votre place ce que vous allez faire de votre carrière professionnelle. Est-ce bien ce que vous voulez ?

C’est d’abord son propre regard

qui donne de la valeur à ce que l’on fait ! 



Allez, bon business à tous !


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