6 pratiques à proscrire sur les réseaux sociaux

collectif Publié par Collectif, le 13 October 2013

Nombreux sont les articles qui dévoilent les bonnes techniques pour maîtriser les réseaux sociaux à la perfection, le social selling ! Mais, force est de constater qu’on ne nous explique pas ce qu’il ne faut pas faire. Sans le vouloir et de façon intuitive, beaucoup de personnes prennent de mauvais réflexes sur les réseaux.

Ne pas répondre aux demandes de connexion quand on ne connaît pas les demandeurs

Une fois que votre profil est assez complet et que vos followers se comptent par centaines, vous allez voir de plus en plus de sollicitations et parmi elles celle des vendeurs 2.0 qui chercheront à vous contacter pour vendre “je ne sais quel produit “. Évidemment, ce genre de contact vous refroidit illico et vous bloque dans l’envie d’ouvrir votre réseau à des gens que vous ne connaissez pas.

En fait, refuser une connexion doit rester l’exception à la règle.  Laissez plutôt la porte grande ouverte à de nouveaux contacts. Ils peuvent enrichir votre réseau, ils peuvent vous ouvrir leurs écosystèmes et vous permettre de toucher de nouvelles cibles par leur intermédiaire. Ils seront aussi probablement reconnaissants que vous leur accordiez la possibilité d’être en contact avec vous et vous apporteront un jour ou l’autre une bonne opportunité.

La richesse d’un réseau réside d’abord dans sa diversité. Nous avons tous tendance à rester dans notre zone de confort, notre écosystème habituel : famille, amis, collègues, collaborateurs. Les demandes de connexions ne peuvent qu’élargir le cercle de vos connaissances. Profitez-en…

Poster une seule fois ses contenus

Êtes-vous certain que vos lecteurs sont accrochés 24 h sur 24 à leurs smartphones, leurs tablettes, en train de guetter le moindre de vos tweets, posts Facebook ou changement de statut LinkedIn ? Pas sûr… Parfois, ils travaillent, eux aussi…

Ciblez les matinaux, les affamés du midi et les habitués du canapé du début de soirée : répétez 3 fois, à 6 heures d’intervalles par exemple, les mêmes informations, pour être sûr et certain d’atteindre tout le monde. Et au pire, si un de vos lecteurs s’en aperçoit, il finira par avouer que vous soignez particulièrement votre « personal branding ».

Guy Kawasaki, un des grands spécialistes du branding et du buzz sur internet a constaté qu’en répétant ses tweets 3 fois, le nombre de clicks était à chaque fois le même, peu ou prou :

  • Premier passage: 739 clics
  • Deuxième passage : 718 clics
  • Troisième passage : 565 clics

Si Guy tweetait une seule fois, il perdrait 65% de son audience…

Ne pas mesurer ses retours

Ne pas mesurer ses retours, c’est un peu comme faire de la figuration. Vous n’avez aucune valeur ajoutée sur votre réseau. Afin de mesurer votre audience et votre impact sur les réseaux, posez vous les bonnes questions :

  • est-ce que l’on me contacte plus souvent spontanément ?
  • est-ce que j’arrive à rencontrer plus facilement des personnes autrefois inaccessibles ?
  • est-ce que mon « ranking » (rang de notoriété sur internet) s’est amélioré ?
  • est-ce que j’apparais  plus souvent dans les recherches ?
  • est-ce que mon profil linkedin est plus souvent consulté ?
  • est-ce que mon influence sur internet se développe ?
  • est-ce que mes contenus, mes posts, mes articles sont partagés, repris, re-tweetés ?

Quelques outils vous aideront : PeerIndex qui mesure votre « capital social » et qui associe l’activité, l’audience et l’autorité. Alors, « Mesurez, agissez, répétez… »

Publier un article directement après l’avoir terminé

Non, on ne publie pas son article dès qu’il est terminé. Il y a un temps pour l’écriture de vos messages et des articles, et un temps pour les publier.

Si vous écrivez un article de fond, rédigez-le à tête reposée et sachez choisir le bon média à utiliser et le moment où il faudra poster (en tenant compte de la spécificité de chaque média, en particulier sa rapidité de propagation des messages).

Votre lectorat – composé de plusieurs groupes –  se connecte à des moments précis de la semaine et de la journée et ceci dépend du média social lui-même.

  • Par exemple, la fréquentation sur Facebook est plus importante les mardis et les vendredis (en moyenne de 18%).
  • Par exemple, les tweets postés sur Twitter les vendredis, samedis et dimanches sont plus lus que ceux postés les autres jours de la semaine…

Penser qu’écrire un article long sera forcément plus intéressant

Sur les réseaux sociaux, il faut être concis. C’est la règle. Une statistique assez surprenante révèle les éléments suivants : alors que Twitter vous limite à 140 caractères maximum, une étude très sérieuse a prouvé que les messages Twitter dont le taux de clics  est le plus important sont ceux qui ont entre 120 et 130 caractères (avec un second pic aux alentours des 100 caractères).

Il en est de même sur Facebook où un article dont la longueur est inférieur à 230 caractères est le plus efficace. Les posts très courts (inférieur à 70 caractères) génèrent encore plus de lecture… !

Mettre le plus de hashtag possible

Le hashtag permet de marquer un contenu avec un mot clé et ainsi de pouvoir retrouver facilement le contexte dans lequel il est employé. « Ils aident les utilisateurs à trouver des publications portant sur des sujets qui les intéressent. Pour créer un hashtag, tapez # (le symbole dièse) immédiatement suivi d’un sujet ou d’une locution (écrite sans espace entre les mots), puis ajoutez-le à votre publication. Par exemple : « Qu’elle est belle, la Ville-Lumière ! #Paris ».

La tentation est donc grande de multiplier les hashtags pour que vos contenus soient trouvés plus facilement par un plus grand nombre de lecteurs : « la lecture régulière du grand #blog de la #vente permet aux #commerciaux de mieux #vendre et mieux #négocier ! »

Si ceci est vrai pour un nombre réduit de marqueurs (1 ou 2), l’efficacité décroît si on en abuse. Plusieurs études montrent que l’engagement est de 20% moindre lorsqu’il y a plus de 2 marqueurs.

Se contenter simplement de publier

Eh non, ça ne suffit pas…Tout l’art est de partager. Partager des contenus, des idées mais aussi assurer une présence et faciliter les échanges. Et pour cela, les réseaux sociaux sont tellement nombreux que vous devriez trouver facilement ceux qui vous inciteront à passer le premier stade de la figuration.


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